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samedi 10 octobre 2009

Les néerlandais de France: 1. Richard Witschge

Ils ont marqué l'histoire du championnat de France ou l'ont simplement fréquentés, ils sont Néerlandais et nous les avons aimés ! Premier épisode : Richard Witschge.




Witschge, Richard de son prénom. En voilà, un joueur qui avait la classe. Pur produit de la formation à la sauce ajacide, il fait ses débuts sous le maillot rouge et blanc de l’Ajax à 17 ans sous les ordres de l’illustre Cruyff et aux côtés de joueurs comme Van Basten. Dès 1987, premier titre, la coupe des coupes arraché face aux Est-Allemands de Leipzig.
Witschge reste cinq saisons à Amsterdam puis rejoint son mentor, le grand Johan au Barça. Il engrange les titres mais joue peu dans ce Barça qui domine l’Europe avec son football total.

C’est là, en juin 1993, que le blond Richard signe aux Girondins, posant ses bagages techniques sur les bords de Gironde. Il occupe le couloir gauche où son sens tactique et sa vision du jeu, teintée d’une fausse nonchalance, font de lui une pièce maîtresse de l’entrejeu et du jeu tout court des Marines et Blancs. Sa première saison est convaincante.
Titulaire indiscutable, il aide le club à accéder à la coupe de l’UEFA avec une quatrième place derrière le PSG de Rai, Valdo, Weah et consort, l’OM et Auxerre. Toni, entraîneur portugais moustachu, prend les commandes du club phare du Sud-Ouest lors de la saison 1994/1995. Le courant ne passe pas entre le coach lusitanien et l’esthète batave.
Richard fait la gueule, le Portugais ne privilégie pas franchement l’offensive. Prêté à Blackburn, il revient en grâce la saison suivante, une fois Toni jeté dans la Garonne. Le milieu de terrain néerlandais regagne des galons de titulaire sous la direction de Muslin puis Rohr (que des coachs de légende…). C’est sa plus belle saison bordelaise.




Tout d’abord, il offre le maintien au club, mal en point et en points en championnat, en claquant de la tête un but capital face à Gueugnon (eh oui, Gueugnon a bien eu une équipe de foot en division 1). Mais c’est surtout le parcours européen de Bordeaux qui marque les esprits.
Défaits en finale face au Bayern, les Girondins s’étaient auparavant offert un beau tour d’Europe de Karlsruhe à Prague en passant par Skopje, Volgograd, Séville, Milan (proprement bouté hors de la compét’ lors d’un mythique quart de finale retour à Lescure). Witschge étale sa classe, ses dribbles, ses passes millimétrées et sa vision du jeu aux côtés de Zidane, Dugarry, Pavon, Dutuel, Friis-Hansen, et autres Tholot et Bancarel.
Faut de tout pour faire une équipe… Côté gauche, Witschge se régale aux côtés de la mobylette Lizarazu qui préfigure l’arrière latéral du début du siècle suivant. C’est l’aile forte des Girondins, là d’où vient le danger. Insuffisant, malheureusement, pour arracher une consécration européenne.

Le néerlandais met fin à son aventure bordelaise et regagne ses pénates hollandaises d’origine. Il passe cinq nouvelles saisons sous la tunique de l’Ajax, enchaîne sur une saison en Espagne avec Alaves. Puis de nouveau retour dans le port d’Amsterdam, avant une pige chez les amateurs d’ADO ‘20 pour filer un coup de main (enfin, de pied) à son grand frère, Rob. Petit aventure de quatre mois au Japon, et rideau.

Salut l’artiste !


Ajax

vendredi 25 septembre 2009

Concours de nouvelles 2009: les lauréats (1/3)

Et voilà, notre concours annuel de nouvelles s'est achevé. Encore une fois, le succès a été au rendez-vous puisque nous avons battu un nouveau record de candidats. Faut dire que la dotation en lots était particulièrement exceptionnelle cette année.
Profitons donc des trois nouvelles qui ont été primées par les très nombreux votants... tout en relisant les autres directement sur le forum: http://communist.forumpro.fr/forum.htm Pourquoi bouder notre plaisir, hein, pourquoi?

A la 3ème place, nous retrouvons Ajax avec une superbe nouvelle que je vous invite à (re)découvrir sans plus attendre.



Bernardo de Souza Le Tellier avait revêtu son plus beau costume en ce dimanche de février. Un costume blanc taillé sur mesure par un des meilleurs artisans de la ville qui faisait venir ses modèles depuis Paris et Milan. Le trois-pièces mettait en valeur la longue et fine silhouette de l’aristocrate au port altier malgré le poids des ans. L’homme compléta sa tenue par un panama, blanc immaculé avec un cordon de cuir tressé, une montre gousset en argent flambante neuve, qu’il glissa dans sa poche revolver, près du cœur. Enfin, il coinça un énorme cigare entre ses dents, sans l’allumer.
Il commandait ces cigares directement à une exploitation située non loin de Salvador de Bahia. Ils arrivaient directement dans leur boîte de bois tropical odorant. Bernardo aimait ouvrir cet écrin, laisser s’en dégager les arômes capiteux, les respirer lentement, puis toucher la surface rugueuse des cigares, admirant la couleur brune profonde de son pêché mignon.
En sortant de sa villa, il salua son serviteur, le vieux Luis, et se saisit de sa canne. Il aimait cet objet tout autant que les cigares. Il faisait partie de lui au même titre que ces yeux bleus, soi-disant héritage d’un aventurier français, débarqué par hasard et bonheur sur les côtes brésiliennes pour y faire fortune, il y a de cela plus d’un siècle.
Il n’avait aucun besoin de cette canne car, malgré son âge respectable, l’homme avait bon pied, bon œil. Aucun souci de santé particulier, pas d’arthrose voire même une énergie débordante bien connue par la gente féminine de Rio, aussi bien des dames de la haute, son microcosme d’origine, que des filles de joies à la peau d’ébène que le vieux n’hésitait pas à visiter, non loin des docks.

Bernardo avait fait fortune dans le négoce. Import-export entre le Brésil et l’Europe. Du bois, du café, des produits tropicaux par bateaux entiers. La période était faste, la guerre oubliée. L’Europe commençait à consommer à outrance, sans retenue.
Les bureaux de la société Le Tellier se trouvaient sur le port mais en ce jour d’été austral, Bernardo se dirigeait de son pas nonchalant vers le petit quartier du centre-ville, ruelles étroites et pavés datant de l’époque coloniale. En cette période de l’année, les petites rues offraient une ombre bienvenue, protégeant le chaland des rayons que le soleil dardait sans répit sur la cité. Les murs et les balcons se couvraient d’une multitude de fleurs aux couleurs éclatantes. Glycines, bougainvillés, magnolias et géraniums déployaient leurs charmes et leurs senteurs. Bernardo arriva sur la petite place de San Fernando. Il jeta un œil vers l’église élevée là par un groupe de Bénédictains en l’an de grâce mille sept cents quatre vingt quatorze.
Il ne se signa pas, ni n’accorda de salut au prêtre assis sur le parvis du bâtiment. Bernardo n’avait qu’un dieu, le dollar, et une religion, les affaires. Il finit par s’assoir à la terrasse de son café préféré, le Madrigal, sis en face de l’église.
L’établissement était un respectable café centenaire tout de briques rouges et de boiseries. Les garçons était habillé « à la française », austère costard noir er tablier blanc. Bernardo commanda un café et s’apprêta à le savourer tout en laissant son regard errer sur la petite place. Un groupe de paysans, fraîchement débarqués en ville, en quête d’une vie meilleure et de travail, attira son regard.
Ils étaient de plus en plus nombreux, ces pauvres gens de la campagne, à venir chercher un bonheur illusoire, dans ces cités ressemblant de plus en plus à des monstres tentaculaires à la croissance sans fin, boursouflés de quartiers où se concentraient la misère et les malheurs.

Soudain, des bruits de course éffrénée, de cris et de sifflets lui firent pivoter la tête. Surgisant de la foule de plus en plus dense à cette heure de messe approchante. Un gamin, sale et hirsute, à peine âgé de plus de six printemps passa en trombre frôlant la table de Bernardo et manquant de renverser un serveur offusqué par tant de barbarie infantile. Aux trousses du drôle, un policier ventripotant, rougeaud, vociférant et soufflant comme une locomotive. Dans une fureur noire, il invectivait pêle-mêle gamin en fuite et passants le retardant dans sa lourde chevauchée.

Lorsqu’il y réfléchirai, plus tard, Bernardo ne sut jamais vraiment pourquoi il agit ainsi. Quoiqu’il en soit, sans hésitation, il tendit sa canne, la tenant fermement. Le représentant de la force publique s’entrava dans l’incongru bout de bois, passa cul par-dessus tête, décrivant un soleil comme le Brésil les aime, de ceux qui font mûrir les fruits et donne aux filles d’Ipanéma un doux bronzage couleur caramel. L’atterissage fut des plus pesant, incomparablement moins distingué que l’ellipse précédemmment effectuée. Le policier tourna ses yeux porcins, pleins de fureur vers le vieil homme. Son visage se décomposa face au regard d’acier de l’homme d’affaires.
La sentinelle de l’ordre civil se releva, remis sa casquette d’un geste rageur et, écumant de rage, maudissant les pavés, responsable de la mésenvature, s’en alla sous de meilleurs cieux et des sols plus réguliers. Bernardo se leva sans prêter attention aux ricanements de certains passants et aux regards médusés des serveurs.

Il reprit le chemin de sa villa. Entra, rangea canne et chapeau. On frappa. Bernardo soupira, sachant déjà qui il allait trouver derrière la porte. Il l’entrouvit, passant juste sa tête. Le sourire espiègle et les yeux pétillants, le gamin le remercia de son intervention tout en tentant de jeter d’incessants coups d’œil vers l’intérieur. Bernardo soupira puissament, de nouveau. Puis, il haussa les épaules. Après tout, il n’avait pas grand-chose à faire cet après-midi, voire les jours suivants, il ouvrit la porte en grand…
« Tu as faim ? Tu veux entrer ? »

Ajax

mercredi 29 juillet 2009

Contre-pied...dans le cul

L’air du temps veut que, du bas peuple jusqu’aux salons où l’on cause, on s’indigne ouvertement de l’exorbitant, voire indécent, coût des transferts et salaires des footballeurs. Ainsi donc, nos idoles en shorts seraient, en ces temps de soi-disante crise, les parangons des soubresauts inacceptables du système capitaliste… allons bon, et mon derrière, c’est du gallinacé ?
Certes, le prix des transferts peut paraître pour le moins choquant vu les sommes déboursées. Mais voyons ce qui se cache derrière et nuançons nos propos. Lorsque qu’un Cristiano Ronaldo, un Zlatan ou un Rooney batifole joyeusement sur le pré vert (où, pour le Portugais, plonge allégrement pour simuler une faute adverse), il génère un pan entier de notre économie. La « civilisation des loisirs », chère aux sociologues, est parfaitement intégrée au fonctionnement économique actuel du monde. Ainsi, en est-il du foot. Des dribbles d’un joueur vont dépendre bon nombre d’emplois : toutes les personnes travaillant pour les médias couvrant l’événement (le match), les ouvriers indiens fabriquant les maillots, les vendeuses des boutiques « offrant » ces mêmes maillots, sans oublier les publicitaires, les agents de sécurité des stades, j’en passe… Évidemment, des dérives existent, mais n’existent-elles pas ailleurs dans notre système d’économie de marché ? Cela dit, cela n’excuse pas l’économie du football pour autant. Autre point important, un club de football n’est pas une entreprise comme une autre. Un club se doit bien de générer des profits afin de continuer à exister. Mais dans quel but ? Engraisser des actionnaires ? Non. Chaque club poursuit la gloire, le prestige, la futilité du succès, une simple ligne supplémentaire à un palmarès, offrir du rêve à ses supporters aussi, ce n’est pas négligeable. Un club sans palmarès et sans supporters a-t-il un intérêt ? De plus, de par le fonctionnement d’un club, un président qui gérerait mal « sa société » ne pourrait pas virer impunément ses employés ou ne partirait pas avec un parachute doré pour rejoindre une autre boîte.
Le football, ainsi que les transferts et les salaires qu’il génère, peut choquer. Mais il ne doit pas pour autant servir de bouc émissaire, être l’arbre qui cache la forêt de problématiques plus globales et complexes de notre monde actuel.

Ajax.

mardi 2 juin 2009

Compte-Rendu du Tournoi International de Talence.

Samedi 30 mai 2009, plaine des Sports de Thouars, Talence, stade Pierre-Paul Bernard.

Le tournoi international de Talence fête cette année ses 26 ans avec Marouane Chamack comme parrain de l’épreuve. Au palmarès, quelques noms prestigieux comme le FAR Rabat (2003), Tottenham Hotspurs (2008), l’équipe junior nationale américaine (2002).
Cette année, les douze équipes présentes viennent d’un peu partout en Europe (et en particulier les villes jumelées avec Talence) et même des Etats-Unis !
- TCSR Academy (Etats-Unis http://www.tcsracademy.com/ ).
- PFK Académie Sofia (Bulgarie http://www.akademik-sofia.com/)
- Cidade de Chaves (Portugal)
- Alacala de Henares (Espagne http://www.rsdalcala.com/)
- BK Häcken (Suède http://www.bkhacken.se/)
- Sélection de Tournai (Belgique)
- Stade Rennais (http://www.staderennais.com/index.php )
- FC Lorient ( http://www.fclweb.fr/ )
- EA Guingamp ( http://www.eaguingamp.com/ )
- AS Monaco (http://www.asm-fc.com/ )
- Angoulême ( http://www.angouleme-charente-fc.com/index.php ) qui remplace au pied levé les Camerounais de l’Academy Njalla Quan Sports.
- US Talence, le club hôte.

Le temps est superbe, grand ciel bleu et soleil. Il fait déjà bien chaud au coup d’envoi de la compétition à 9h30.
Le premier match auquel j’assiste oppose les Espagnols d’Alcala aux Américains de l’Academy. Les Espagnols offrent un visage assez séduisant, ça joue bien et vite, notamment le grand attaquant, Diego Santos. Ils finiront par l’emporter 2-0.

Mi-temps, direction le terrain d’Honneur où Monaco est opposé aux Portugais de Chaves. Le match est haché et assez serré. Un joueur ressort du lot, le grand défenseur central monégasque d’origine congolaise, Paolo Musandji-Kikaba. Renseignement pris, il évolue parfois en CFA. Monaco semble supérieur à son adversaire mais n’arrive pas à concrétiser ses occasions malgré sa domination au milieu de terrain.


Monaco au grand complet


Paolo Musandji-Kikaba (en rouge)


Durant la seconde mi-temps, je tape la causette avec des membres de l’équipe suédoise de BK Häcken (en anglais, ce fut épique !). Je sympathise en particulier les frères Ladan. J’irai voir leur prochain match contre Rennes.


De gauche à droite : Nikola Ladan, son frère Franjo, Arvin Shojaee, Sebastian Peyrau


Fin du match de Monaco qui n’a pas pu faire mieux que 0-0 face aux Portugais.

Direction le terrain n°3, Le match à venir opposera Talence, les locaux, à Sofia.


Talence (a gauche) et Sofia (à droite) à l’échauffement


C’est une ballade de santé pour les joueurs de Talence, qui atomisent les pauvres Bulgares, 4-0. Je suis assez surpris par le niveau affiché par les Verts. Les attaquants de la banlieue bordelaise sont rapides et techniques, ils n’ont aucun mal à balader leurs adversaires.

Je reprends mon baluchon, direction le terrain 2. Le match Rennes – Häcken débute. Su ce que j’ai vu de la journée, ce sont, avec Lorient, vraisemblablement les trois meilleures équipes.


Les jeunes Rennais avant le match...


Rennes joue un jeu court et rapide, ils ont un bon collectif. Je remarque le capitaine et numéro 15, milieu défensif, technique, il a une certaine classe balle au pied. Le petit ailier droit perturbe aussi beaucoup la défense suédoise en compagnie de l’attaquant de pointe (qui se prénomme Abdou).

Ce dernier provoque un penalty qu’il transforme lui-même. Désolé pour les noms, je ne les connais pas !

Häcken est plus limité techniquement mais ne s’en laisse pas compter, se battant sur tous les ballons. Franjo Ladan évolue au milieu, il se débrouille plutôt bien. Son frère entre en jeu plus tard en attaque se battant sur tous les ballons. Le joueur qui ressort du lot est le grand numéro 27 qui évolue comme milieu offensif. Il a des faux airs de Zlatan (là aussi je ne connais pas son nom !).


Le numero 3, ne s'appelle pas Blot? Et est-ce qu'au bar, il y a de la bière fraiche?


Rapide détour vers le terrain d’honneur à la mi-temps. Café et début de la seconde période. De Lorient – Angoulême en fond visuel. Les Lorientais s’imposent sans forcer leur talent, 2-0. Sur le terrain 2, Rennes double la mise en fin de match face à Häcken. Les Suédois réduisent le score juste avant le coup de sifflet final. Un bon match, engagé.

Sur le terrain 3 débute ensuite Monaco contre TSR Academy. Les Monégasques en plantent rapidement trois. Côté américain, seul le petit attaquant chicanos nommé Elias relève un peu le niveau… Je retourne sur le terrain numéro 2 pour voir les Belges de la sélection de Tournai affrontent Chaves. C’est beaucoup plus serré que Monaco TCSR… Match tendu et ça joue physique, le tout sous un soleil de plomb.


Chaves (en rouge et bleu) contre Tournai


Bientôt midi, je quitte les lieux, la chaleur approche les 30° à l’ombre. Cet aprém, c’est piscine !

Le tournoi se poursuit l’après-midi et le lendemain, dimanche 31 mai avant de délivrer le nom des vainqueurs.


Ajax.


Edit de Mr Valentine: Finalement c'est Lorient qui a remporté l'épreuve aux pénos contre Alcala de Henares.


dimanche 3 mai 2009

CHRONIQUES METALLIQUES: SLAYER Part 2



On avait laissé Slayer en 1990 avec le très classieux Seasons in the Abyss.

En 1991, Slayer sort un double-live, Decade Of Aggression, pour feter les 10 ans du groupe et leur permettre de souffler un peu. Ce live reprend l'essentiel des chansons citées dans la première partie de la chronique. Un disque brut de chez brut, puisque non retravaillé en studio. Il témoigne des superbes prestations scéniques du groupe.

C'est en 1994 que Slayer fait son grand retour avec un 6ème album studio, le finalement controversé mais excellent Divine Intervention.
Un album produit à la perfection, un nouveau batteur, le très bon Paul Bostaph, des titres rapides comme Sex Murder Art, le cultissime Dittohead ou le très propre 213.
Un album de furieux.


Kerry King


En 1996, Slayer se permet une petite fantaisie en nous pondant un album de reprise punk, Undisputted Attitude. Un disque qui reprend des chansons de groupes les ayant influencé, comme les Stooges, Minor Threat ou encore Verbal Abuse.
I wanna be your dog d'Iggy Pop devient I'm gonna be your god, et sonne vraiment bien.
Avec un inedit composé par Slayer: Gemini.

En 1998, Slayer revient avec un album de compos, intitulé Diabolus in Musica. En pleine vague neo-metal, ce disque a des influences un peu plus « hardcore ». Ca a définitivement plus rien à voir avec le Slayer des débuts, mais ca reste néanmoins un disque sympatoche, avec quelques titres comme Bitter Peace, Scrum ou encore Overt Enenmy.
C'est le dernier disque avec Paul Bostaph.

Le 11 septembre 2001, coup de pas de bol, sort God hates us all, album passé un peu inaperçu à cause des évènements mais contenant quelques bons titres comme Disciple malgré un niveau d'ensemble assez décevant, un peu du sous-Diabolus In Musica
Cet album marque le retour de Dave Lombardo au sein de Slayer.


Dave Lombardo

En 2003, une compilation de 74 titres en 4 cds, Soundtrack of the apocalypse, voit le jour, en reprenant l'essentiel de la carrière du groupe.

En 2006, Slayer fait un retour aux sources avec leur neuvième album Christ Illusion. Un disque globalement decevant musicalement, de bons textes mais un gros manque d'originalité. Eyes of the Insane en est le titre phare, le clip est très classe.

En 2009 est prévu un dixième et semble t'il dernier album, intitulé Human Genocide, dont un titre est dispo: Psychopaty Red

Le groupe a annoncé dans plusieurs interviews envisager de mettre un terme à leur carrière après près de 30 ans de métal furieux.



L'avis de Philou:
Slayer est un des groupes ayant le plus influencé mon adolescence. Et bizarrement, j'ai jamais profané de cimetière ni violé des animaux.
Ce groupe est véritablement une légende du métal, il est le point de départ d'un mouvement (les premiers albums de Sepultura, par exemple, sont estampillés Slayer)
Leurs disques ont tournés en boucle chez moi, je me rappelle au lycée, on se mettait en cercle dans la cour et on chantait Dittohead à capella à fond les manettes.
Vus en concert à Lyon en 1997 ou 1998, ca a été un pied terrible, juste devant la scène, j'ai senti la sueur de Tom Araya, ca m'en donnait presque la gaule.


L'avis d'Ajax:

Au début, je n'aimais pas Slayer. Simplement parce que je n'avais pas écouté. J'étais jeune et con, de gauche, ne jurais que par Machine Head et Sepultura. Bref, Slayer, c'était un groupe de vieux, qui plus est avec une histoire pour le moins sulfureuse...
Et puis un jour, j'ai lâché quelques menues piécettes profitant d'une promo pour faire péter "South of Heaven". Je me disais "quand même, pourquoi Slayer est-il aussi cultissime ? C'est quoi qui font, ces vieux croulants ?". CD posé sur la platine, et vlan, pain dans ta face. Slayer joue vite. Slayer joue fort. Slayer est au-dessus. Slayer EST le trash. Il y a un avant et un après. Plus underground que Metallica, l'influence de Slayer est pourtant indéniable sur la scène métal depuis plus de 25 ans. Et les notes des South of Heaven, Hells awaits, Rainin' blood n'ont pas finies de résonner sur les platines, les guitares, les bases et les batteries de tous les amateurs de métal.
Philou et Ajax.

mardi 28 avril 2009

CHRONIQUES METALLIQUES: SLAYER Part 1



On commence cette série de chroniques métalliques par un des groupes les plus légendaires du trash métal, j'ai nommé le mythique SLAYER.

Tout être humain normalement constitué devrait connaître ce groupe. Il a révolutionné la musique, en ayant été (et en étant toujours) une influence et une référence pour la plupart des groupes de métalleux.

L'aventure Slayer commence en 1981, ca va bientôt faire 30 piges, mine de rien, le temps passe.

Le line-up original a été très peu modifié au cours de la carrière de Slayer (Seul le batteur a changé plusieurs fois)
Composé des guitaristes Jeff Hanneman (principal compositeur du groupe) et Kerry King, qui forment sans doute la plus grande paire de guitaristes que le métal ait jamais connu, ainsi que du bassiste/chanteur Tom Araya.
Le premier batteur du groupe (et qui a fait plusieurs fois son retour pour être finalement l'actuel) était le génial Dave Lombardo, vénéré par tous les batteurs, un virtuose génial, dont la carrière a malheureusement été inégale, suite à des choix artistiques plus que douteux.

Tom Araya

Après une première demo en 1982, qui est remarquée dans le milieu underground, le groupe sort en 1983 son premier album, composé en 3 semaines et auto-produit.
Show No Mercy reçoit un très bon accueil, avec des titres de qualité comme Black Magic The Antichrist ou encore Die by the sword

Les textes de Slayer se démarquent par leur caractère violent et morbide. Seront abordés tout au long de leur carrière: la mort, le démon, l'holocauste et les nazis, la nécrophilie et autre voluptés du genre.

En 1984, Slayer sort un trois titres Haunting the chapel, une bonne claque dans la gueule avec principalement le titre Chemical Warfare, qui reste une référence, étant joué dans quasi tous les concerts du groupe depuis lors.

En 1985, après un premier Live « Combat Tour: The ultimate Revenge » et des ventes de Show No Mercy correctes (40,000 environ), Slayer retourne en studio avec un budget plus conséquent pour nous pondre l'exquis Hell Awaits, beaucoup plus travaillé, et plus progressif dans le style.
L'intro de la chanson-titre Hell Awaits des sons démoniaques, est excellente et pose d'entrée le ton de l'album.

Beau succès pour cet album, qui permet alors à Slayer de signer avec une boite de production plus importante.
Leur troisième album est certainement le plus important de leur carrière. Reign in Blood, sorti en 1986, est THE album de métal que tout le monde doit connaître. C'est définitivement cet album qui lancera le trash métal. Depuis, TOUS les disques de Trash ont plus ou moins été influencé par Reign in Blood.
Jeff Hanneman

Reign in Blood a crée énormément de polémiques, à cause de ces textes cruels, comme par exemple la chanson d'ouverture, le légendaire Angel of Death, qui détaille les camps de concentration et les expérimentations humaines de Joseph Mengele.
Ce disque est brutal, il met une claque aux oreilles, surtout pour l'époque. Il écrase la concurrence.
La chanson d'ouverture Angel of Death et celle de clôture, Raining Blood sont entrées dans les annales de la musique, tous genres confondus.
La carrière de Slayer est lancée.

Le 4ème album studio du groupe, South Of Heaven, sorti en 1988, marque déjà un virage. Ce disque est plus évolué, le rythme est beaucoup plus lent, le son plus propre, le chant de Tom Araya plus limpide (il montre qu'il sait chanter et pas que brailler)
L'intro South of Heaven pose direct l'ambiance de l'album. Les titres Silent Screams Ghosts of War et surtout Mandatory Suicide ne font que confirmer cette évolution, qui déplaira quelque peu aux fans de la première heure, mais qui attirera également un public un peu plus large.
Avec ce disque Slayer prouve qu'il peut tout faire, et avec talent.

En 1990, Slayer continue sur sa lancée avec un de leurs albums les plus aboutis: Seasons in the abyss Une sorte de mix entre la brutalité de Reign in Blood et le coté mélodique de South Of Heaven.
Ce disque est composé uniquement de tubes, qui deviendront presque tous des classiques du métal. On citera 4 titres qui synthétiseront l'album: le vivifiant War ensemble le sublimissime Dead Skin Mask chanson énormissime s'il en est, le classieux Skeleton of Society et enfin, la chanson finale, le très évolué Seasons in the Abyss
Ce disque confirme la grande légende de Slayer dans le monde du métal.

A suivre...

Philou et Ajax