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dimanche 3 mai 2009

CHRONIQUES METALLIQUES: SLAYER Part 2



On avait laissé Slayer en 1990 avec le très classieux Seasons in the Abyss.

En 1991, Slayer sort un double-live, Decade Of Aggression, pour feter les 10 ans du groupe et leur permettre de souffler un peu. Ce live reprend l'essentiel des chansons citées dans la première partie de la chronique. Un disque brut de chez brut, puisque non retravaillé en studio. Il témoigne des superbes prestations scéniques du groupe.

C'est en 1994 que Slayer fait son grand retour avec un 6ème album studio, le finalement controversé mais excellent Divine Intervention.
Un album produit à la perfection, un nouveau batteur, le très bon Paul Bostaph, des titres rapides comme Sex Murder Art, le cultissime Dittohead ou le très propre 213.
Un album de furieux.


Kerry King


En 1996, Slayer se permet une petite fantaisie en nous pondant un album de reprise punk, Undisputted Attitude. Un disque qui reprend des chansons de groupes les ayant influencé, comme les Stooges, Minor Threat ou encore Verbal Abuse.
I wanna be your dog d'Iggy Pop devient I'm gonna be your god, et sonne vraiment bien.
Avec un inedit composé par Slayer: Gemini.

En 1998, Slayer revient avec un album de compos, intitulé Diabolus in Musica. En pleine vague neo-metal, ce disque a des influences un peu plus « hardcore ». Ca a définitivement plus rien à voir avec le Slayer des débuts, mais ca reste néanmoins un disque sympatoche, avec quelques titres comme Bitter Peace, Scrum ou encore Overt Enenmy.
C'est le dernier disque avec Paul Bostaph.

Le 11 septembre 2001, coup de pas de bol, sort God hates us all, album passé un peu inaperçu à cause des évènements mais contenant quelques bons titres comme Disciple malgré un niveau d'ensemble assez décevant, un peu du sous-Diabolus In Musica
Cet album marque le retour de Dave Lombardo au sein de Slayer.


Dave Lombardo

En 2003, une compilation de 74 titres en 4 cds, Soundtrack of the apocalypse, voit le jour, en reprenant l'essentiel de la carrière du groupe.

En 2006, Slayer fait un retour aux sources avec leur neuvième album Christ Illusion. Un disque globalement decevant musicalement, de bons textes mais un gros manque d'originalité. Eyes of the Insane en est le titre phare, le clip est très classe.

En 2009 est prévu un dixième et semble t'il dernier album, intitulé Human Genocide, dont un titre est dispo: Psychopaty Red

Le groupe a annoncé dans plusieurs interviews envisager de mettre un terme à leur carrière après près de 30 ans de métal furieux.



L'avis de Philou:
Slayer est un des groupes ayant le plus influencé mon adolescence. Et bizarrement, j'ai jamais profané de cimetière ni violé des animaux.
Ce groupe est véritablement une légende du métal, il est le point de départ d'un mouvement (les premiers albums de Sepultura, par exemple, sont estampillés Slayer)
Leurs disques ont tournés en boucle chez moi, je me rappelle au lycée, on se mettait en cercle dans la cour et on chantait Dittohead à capella à fond les manettes.
Vus en concert à Lyon en 1997 ou 1998, ca a été un pied terrible, juste devant la scène, j'ai senti la sueur de Tom Araya, ca m'en donnait presque la gaule.


L'avis d'Ajax:

Au début, je n'aimais pas Slayer. Simplement parce que je n'avais pas écouté. J'étais jeune et con, de gauche, ne jurais que par Machine Head et Sepultura. Bref, Slayer, c'était un groupe de vieux, qui plus est avec une histoire pour le moins sulfureuse...
Et puis un jour, j'ai lâché quelques menues piécettes profitant d'une promo pour faire péter "South of Heaven". Je me disais "quand même, pourquoi Slayer est-il aussi cultissime ? C'est quoi qui font, ces vieux croulants ?". CD posé sur la platine, et vlan, pain dans ta face. Slayer joue vite. Slayer joue fort. Slayer est au-dessus. Slayer EST le trash. Il y a un avant et un après. Plus underground que Metallica, l'influence de Slayer est pourtant indéniable sur la scène métal depuis plus de 25 ans. Et les notes des South of Heaven, Hells awaits, Rainin' blood n'ont pas finies de résonner sur les platines, les guitares, les bases et les batteries de tous les amateurs de métal.
Philou et Ajax.

mardi 28 avril 2009

CHRONIQUES METALLIQUES: SLAYER Part 1



On commence cette série de chroniques métalliques par un des groupes les plus légendaires du trash métal, j'ai nommé le mythique SLAYER.

Tout être humain normalement constitué devrait connaître ce groupe. Il a révolutionné la musique, en ayant été (et en étant toujours) une influence et une référence pour la plupart des groupes de métalleux.

L'aventure Slayer commence en 1981, ca va bientôt faire 30 piges, mine de rien, le temps passe.

Le line-up original a été très peu modifié au cours de la carrière de Slayer (Seul le batteur a changé plusieurs fois)
Composé des guitaristes Jeff Hanneman (principal compositeur du groupe) et Kerry King, qui forment sans doute la plus grande paire de guitaristes que le métal ait jamais connu, ainsi que du bassiste/chanteur Tom Araya.
Le premier batteur du groupe (et qui a fait plusieurs fois son retour pour être finalement l'actuel) était le génial Dave Lombardo, vénéré par tous les batteurs, un virtuose génial, dont la carrière a malheureusement été inégale, suite à des choix artistiques plus que douteux.

Tom Araya

Après une première demo en 1982, qui est remarquée dans le milieu underground, le groupe sort en 1983 son premier album, composé en 3 semaines et auto-produit.
Show No Mercy reçoit un très bon accueil, avec des titres de qualité comme Black Magic The Antichrist ou encore Die by the sword

Les textes de Slayer se démarquent par leur caractère violent et morbide. Seront abordés tout au long de leur carrière: la mort, le démon, l'holocauste et les nazis, la nécrophilie et autre voluptés du genre.

En 1984, Slayer sort un trois titres Haunting the chapel, une bonne claque dans la gueule avec principalement le titre Chemical Warfare, qui reste une référence, étant joué dans quasi tous les concerts du groupe depuis lors.

En 1985, après un premier Live « Combat Tour: The ultimate Revenge » et des ventes de Show No Mercy correctes (40,000 environ), Slayer retourne en studio avec un budget plus conséquent pour nous pondre l'exquis Hell Awaits, beaucoup plus travaillé, et plus progressif dans le style.
L'intro de la chanson-titre Hell Awaits des sons démoniaques, est excellente et pose d'entrée le ton de l'album.

Beau succès pour cet album, qui permet alors à Slayer de signer avec une boite de production plus importante.
Leur troisième album est certainement le plus important de leur carrière. Reign in Blood, sorti en 1986, est THE album de métal que tout le monde doit connaître. C'est définitivement cet album qui lancera le trash métal. Depuis, TOUS les disques de Trash ont plus ou moins été influencé par Reign in Blood.
Jeff Hanneman

Reign in Blood a crée énormément de polémiques, à cause de ces textes cruels, comme par exemple la chanson d'ouverture, le légendaire Angel of Death, qui détaille les camps de concentration et les expérimentations humaines de Joseph Mengele.
Ce disque est brutal, il met une claque aux oreilles, surtout pour l'époque. Il écrase la concurrence.
La chanson d'ouverture Angel of Death et celle de clôture, Raining Blood sont entrées dans les annales de la musique, tous genres confondus.
La carrière de Slayer est lancée.

Le 4ème album studio du groupe, South Of Heaven, sorti en 1988, marque déjà un virage. Ce disque est plus évolué, le rythme est beaucoup plus lent, le son plus propre, le chant de Tom Araya plus limpide (il montre qu'il sait chanter et pas que brailler)
L'intro South of Heaven pose direct l'ambiance de l'album. Les titres Silent Screams Ghosts of War et surtout Mandatory Suicide ne font que confirmer cette évolution, qui déplaira quelque peu aux fans de la première heure, mais qui attirera également un public un peu plus large.
Avec ce disque Slayer prouve qu'il peut tout faire, et avec talent.

En 1990, Slayer continue sur sa lancée avec un de leurs albums les plus aboutis: Seasons in the abyss Une sorte de mix entre la brutalité de Reign in Blood et le coté mélodique de South Of Heaven.
Ce disque est composé uniquement de tubes, qui deviendront presque tous des classiques du métal. On citera 4 titres qui synthétiseront l'album: le vivifiant War ensemble le sublimissime Dead Skin Mask chanson énormissime s'il en est, le classieux Skeleton of Society et enfin, la chanson finale, le très évolué Seasons in the Abyss
Ce disque confirme la grande légende de Slayer dans le monde du métal.

A suivre...

Philou et Ajax