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dimanche 11 octobre 2009

Les néerlandais de France: 2. Johnny Rep

Ils ont marqué l'histoire du championnat de France ou l'ont simplement fréquenté, ils sont Néerlandais et nous les avons aimé ! Deuxième épisode : Johnny Rep.



Aaaaah, Johnny Rep… ce nom est magique. De suite (même pour moi qui ne l’ai jamais vu « en vrai » jouer, ne serait-ce qu’à la télé) on imagine un blond filiforme vêtu de vert (ou de orange…) déboulant balle au pied, effaçant avec une facilité outrageante le lourdeau défenseur chargé de le marquer. Puis, d’une foulée aérienne, cheveux au vent, rock'n'roll dans son attitude, s’approcher de la ligne de corner avant d’adresser un centre millimétré pour l’un de ses coéquipiers ou de fusiller tranquillement un gardien désemparé tel un lapin pris dans les phares d’un 38 tonnes.

Johnny a été formé à l’Ajax, école du football total, le vrai celui de la période Cruyff. Il commence sa carrière sous le maillot ajacide en 1971. L’Ajax domine l’Europe et impose son jeu de passes et de courses. Rep est à bonne école. Le monde tend les bras à cette génération dorée, seuls des Teutons retors leur refusent le privilège de coucher leur nom au palmarès de la coupe du monde lors d’une mémorable finale en 1974.
Les Pays-Bas en sortent grandi, leur légende orange se teinte désormais d’un côté romantique propre aux vaincus qui ont plus de classe et e charisme que les vainqueurs… Rep signe ensuite en Espagne. Valence admire ses andalouses pendant deux saisons. Le blond Johnny fréquente ensuite le championnat de France pendant six saisons de 1977 à 1983. Son aventure dans nos vertes contrées débute sur l’île de beauté sous le maillot de Bastia, une des valeurs sûres de notre championnat à l’époque. Rep y passe deux saisons, claque 16 buts en près de 70 rencontres, obtenant au passage le titre de meilleur joueur étranger du championnat en 1978.
Au cours de cette période corse, il joue régulièrement avec les Oranges, atteignant de nouveau la finale de la Coupe du Monde, en 1978 en Argentine. Seconde défaite pour lui et ses coéquipiers.

La saison 1978 n’apporte décidément pas de consécration, quelques semaines avant la coupe du monde, Bastia échoue en finale de la coupe UEFA face au PSV Eindhoven malgré un effectif comprenant des joueurs comme Larios, Lacuesta, Papi ou Krimau. Rep se console avec deux titres de meilleurs buteurs pour le club corse. Fin de l’aventure insulaire pour le Batave à l’aube de la saison 1978/1979, Rep signe chez le monstre tricolore de l’époque, l’AS Saint-Etienne.

C’est sous ce maillot que Rep bâtit une grande part de sa légende dans nos esprits, côtoyant Platini, Larios (de nouveau), Battiston, Janvion, Rocheteau et autre Lopez. Quatre saisons, plus de 150 matches joués, 75 buts inscrits en championnat, un titre de champion en 1981. Seule l’Europe se refuse aux Verts. Rep est pourtant encore de nos jours le meilleur marqueur de Saint-Etienne à ce niveau avec onze réalisations. Insuffisant, malgré quelques pages mythiques comme ce triplé face aux polonais de Lodz lors de la saison 1979-1980 en coupe UEFA qui inspira la chanson des Mickey 3D sobrement intitulé… Johnny Rep. Peu de joueurs peuvent ce prévaloir d’un tel privilège.

L’aventure verte de Rep s’achève en 1983. Retour au pays. Quatre saisons de plus et trois clubs (Zwolle, Feyenoord et Haarlem) avant de définitivement raccrocher les crampons. Chapeau bas, Monsieur Rep et merci.
Un peu de musique :


http://www.dailymotion.com/video/x3cxpq_mickey-3d-johnny-rep_music

Ajax

dimanche 5 avril 2009

Gestion Communist d'un club de Football dans FM.


L
’époque où le Dynamo Kiev faisait trembler l’Europe est malheureusement révolue et on voit aujourd’hui des Brésiliens en Russie… Putain de mondialisme! Où sont-ils passés les grands formateurs soviétiques des années 60-70-80? Qu’est devenu le communisme footballistique? Avec le départ du grand Guy Roux (gloire à toi vieille canaille), c’est un pan de l’histoire qui s’écroule. Halte au capitalisme footballistique. Vade retro Aulas! Let’s go back to the roots!

Un bon communiste doit connaître quelques règles incontournables:
1) Le club ne lui appartient pas et il travaille pour celui-ci.
2) Le club doit être le support d’une identité.
3) Les joueurs ne sont pas les rois!
4) La vodka, c’est fort mais c’est bon…

Alors commençons par le club en lui-même. Le club appartient aux supporters. Tout bon démagogue sait ça… Il ne faut donc pas dévier de la tradition qui a fait vivre le club depuis ses débuts (ex: continuez à faire n’importe quoi question transferts avec l’OM sinon les supporters seront désorientés et pourraient perdre l’amour du maillot). Il semble clair qu’une gestion à la coco n’est pas possible avec tous les clubs. Évitez les gros clubs avec les gros cons de présidents qui veulent des vedettes. La vedette, c’est l’équipe (ritournelle de l’entraîneur qui n’a pas de joueurs).

Pour être cohérent avec cette ligne de conduite, respectez la ‘régionalité’ dans vos achats. On en a marre de voir des Brésiliens en Russie ou des aberrations comme ça! Un supporter sera toujours plus proche d’un mauvais joueur de son pays que d’un mauvais étranger…Bien que le mauvais étranger puisse être une bonne tactique afin de lui mettre tous les maux du club sur le dos! Hé hé, une vieille tactique de raclure usitée à Nantes ou à Metz très récemment. Question budget, soyons raisonnables. Halte à cette flambée des prix. Je vous conseille donc de n’acheter des joueurs ne valant que le cinquième de votre budget maximum. Plus vous mettrez d’argent sur un joueur et plus il se sentira confortable dans ses chaussures. Non, on ne veut pas de ça. Il faut donc mettre l’accent sur les joueurs en fin de contrat et les jeunes peu connus.

La formation est aussi très importante dans une bonne gestion communiste du club. Le jeune doit sentir qu’il a des chances d’arriver en équipe première. Et puis si les résultats sont mauvais, on peut aussi dire que c’est à cause du manque de maturité des jeunes mais que c’est un pari sur l’avenir (ex: St-Etienne style).

En ce qui concerne les départs, si on vous propose une somme supérieure au prix de votre joueur, lâchez-le. Un joueur est remplaçable mais pas l’argent que vous allez recevoir. Là encore, Auxerre nous en apprend beaucoup avec les compères Diaby et Benjani. De même, quand un joueur prend le boulard, vendez-le. Ici, on taille sec et on veut pas d’esprit frondeur, capiche?

Pour finir, essayer de ne pas prendre des coachs adjoints trop chers. Ceci pour deux raisons: les très chers sont meilleurs que vous et vous passerez donc pour un con et d’autre part, pourquoi acheter un très bon cher quand on peut avoir un moins bon moins cher?

Il a aussi la gestion des coupes qui est importante. En principe, si vous avez suivi à la lettre mes directives, vous ne pourrez pas jouer le titre dans votre championnat donc reportez vous sur les coupes. Les coupes, c’est bien. Deux raisons: money et Europe.

Bien entendu, ce guide n’est pas exhaustif et il y a bien d’autres points à respecter mais je vous ai déjà lancé quelques pistes pour nous rejoindre dans le combat! Mais choisissez bien votre club! « C’est la lutte finale! Explosons Lyon dès demain! »

Gigi.